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1911 Large : série limitée "Les Oiseaux en danger". 3 modèles en série limitée à 88 exemplaires au monde. Réalisés par le Maître maki-e Koshyu Nishihara.

Les Oiseaux en danger

Spatule rosée

Tchitrec de Paradis du Japon

Kétoupa de Blakiston

Cette série de trois stylos-plumes fait écho à une autre série sur le thème des animaux marins en danger, et montre l'intérêt de la marque Sailor pour notre environnement.
Sailor a sélectionné trois espèces dont deux présentes au Japon, parmi les trop nombreux oiseaux en danger de disparition :

La spatule rosée (Roseate spoonbill):
Son nom scientifique latin est Ajaia Ajaja ou Platalea ajaja, un échassier de l'ordre des Pélécaniformes. La spatule rosée est facilement identifiable à son bec plat et orange en forme de spatule, d'où son nom commun, et à son beau plumage rose assez soutenu. Sa tête et son cou sont blancs. Elle mesure environ 80 cm de haut. La femelle est identique au mâle.
L'espèce est déclarée menacée par l'UICN, avec la mention " préoccupation mineure ". Le commerce de leurs plumes, désormais interdit, était le premier danger autrefois ; mais c'est le drainage des zones humides et le taux élevé de pesticides dans l'eau qui menacent actuellement l'espèce.
Elle est présente principalement sur le continent américain : ouest canadien, sud des Etats-Unis, Golfe du Mexique, Antilles et Amérique centrale. Son habitat de prédilection est la forêt de palétuviers et la mangrove, où elle pêche en groupe en eau peu profonde des poissons, batraciens, mollusques et insectes…en balayant latéralement l'eau de son bec ; elle habite aussi les zones de marais et de lagune.
Les spatules vivent en petits groupes composés de couples monogames ; chaque couple a une couvée de 2 à 5 œufs, dans un nid grand et profond. Le mâle participe autant que sa femelle à la couvade des œufs, et au nourrissage des petits par régurgitation.

Le Tchitrec de Paradis du Japon (Japanese paradise Flycatcher):
Son nom scientifique latin est Terpsiphone Atrocaudata pour le territoire global, et une espèce particulière occupe les îles Ryukyu : le Terpsiphone Atrocaudata Illex. Il est sur la liste rouge des espèces menacées, établie par l'UICN depuis 2006 ; la cause première de danger est la perte de surface pour nicher l'hiver, à cause de l'exploitation forestière.
Cet oiseau gracile fait partie de l'ordre des Passeriformes : les passereaux migrateurs. Les espèces présentes au Japon aiment nicher dans les arbres à feuilles persistantes de certaines régions où ils se reproduisent : au sud de Honshu, à Shikoku, à Kyushu et sur les îles Nansei Shota. Ils sont aussi présents en Corée du sud, en Thaïlande et aux Philippines. Ils migrent vers la Chine continentale et l'Indonésie, mais sans s'y reproduire.
Les mâles ont le cou et la tête noirs à reflets violacés, le dos et les ailes châtain foncé. Ils se remarquent par leurs longues plumes noires qui forment sa queue, et le halo bleuté qui cerne leur œil. Les femelles sont quasi-identiques, avec un plumage plus terne.
Dans la culture et le folklore nippons :
Cet oiseau est apprécié et son chant est rendu ainsi " Tsuki-salut-hoshi, hoi-hoi-hoi ", ce qui signifie littéralement " Lune-Soleil-Etoiles " ; c'est pourquoi cet oiseau porte le nom poétique " Sanocho " (San= trois, Ko = feu, Cho = oiseau) et que l'on peut traduire par " Oiseau des trois lumières ".

Le Kétoupa de Blakiston (Blakiston fish owl):
Son nom scientifique latin est Bubo Blakistoni. C'est l'un des plus grands hiboux (60 à 75 cm de haut) ; il est présent sur tout le nord-est du continent asiatique. On distingue 2 sous-espèces : la race nominale (souche) est répandue à Hokkaido, à Sakhaline (Sibérie) et sur l'archipel des Kouriles ; elle a été identifiée en 1883 à Hokkaido par le naturaliste Thomas Blakiston, d'où son nom. L'autre sous-espèce couvre une partie de la Sibérie, l'ouest de la Mandchourie et le nord-est de la Chine.
Ces hiboux ont été déclarés très menacés par l'UICN ; les causes sont la raréfaction de leur nourriture principale, la réduction forestière et le braconnage. En Sibérie, ils constituent une source potentielle de nourriture pour les populations locales ; il existe cependant un programme russe pour leur protection. On en dénombre plus que 100 à 150 au Japon. L'hiver, quand la glace recouvre les eaux, ils se concentrent autour des trous faits par les pêcheurs et sont des proies faciles pour les braconniers. En effet ces hiboux ont un comportement qui les distingue de leurs autres congénères : ils sont à terre assez souvent notamment le long des berges, et leurs traces sont bien visibles. Ils se nourrissent principalement de poissons, d'où leur nom anglais, et bien-sûr leur habitat est toujours proche d'un cours d'eau ou d'un lac.
Ils aiment nicher dans les frênes et les peupliers, et comme ils vivent assez près du sol, la présence de nids assez bas est régulière ; la femelle pond en moyenne 2 œufs par couvée.
Leur plumage est un camaïeu de tons gris et les plumes du cou et de la tête sont brun-chamoisé. Leur chant est une série de " bou-ouh- bou-vou-ouh " et " fou-forouh ". Les couples font des duos très élaborés.
Dans la culture et le folklore nippon :
Selon les croyances populaires et traditionnelles nippones, le Kétoupa de Blakiston est un " Kamuy ", c'est-à-dire un être divin, un " kotan koru Kamuy" un dieu qui protège le village.
L'ethnie Aïnou d'Hokkaïdo le vénère particulièrement. Dans cette île, un programme avec appel de fond a été mis en place pour sauver cette espèce : préservation de leur biotope et installation de nichoirs. Cela montre l'attachement du peuple nippon pour ce grand oiseau, représenté sur de beaux timbres.

L'artiste Koshyu Nishihara:
Il est né dans une famille d'artistes maki-e "Butsudan" (spécialité de maki-e sur objets de culte bouddhique) à Hiroshima, perpétrant tout au long de son parcours professionnel les valeurs de l'art du maki-e traditionnel.
Pendant sa formation à "The Wajima Urushi Lacquer Institute of Art", il s'est perfectionné dans les techniques de laquage auprès du Maître Masato Ikawa et de l'artiste Chokou Watabe.
Koshyu Nishihara collabore avec SAILOR depuis 2002; ses créations originales et imaginatives sont régulièrement admirées du public dans les expositions d'Art traditionnel de laque au Japon, ainsi que dans d'autres expositions privées.

 



 

 

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