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Spatule rosée
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Tchitrec de Paradis du Japon
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Cette série de trois stylos-plumes
fait écho à une autre série sur le thème
des animaux marins en danger, et montre l'intérêt de
la marque Sailor pour notre environnement.
Sailor a sélectionné trois espèces dont deux
présentes au Japon, parmi les trop nombreux oiseaux en danger
de disparition :
La spatule rosée (Roseate
spoonbill):
Son nom scientifique latin est Ajaia Ajaja ou Platalea ajaja, un échassier
de l'ordre des Pélécaniformes. La spatule rosée
est facilement identifiable à son bec plat et orange en forme
de spatule, d'où son nom commun, et à son beau plumage
rose assez soutenu. Sa tête et son cou sont blancs. Elle mesure
environ 80 cm de haut. La femelle est identique au mâle.
L'espèce est déclarée menacée par l'UICN,
avec la mention " préoccupation mineure ". Le commerce
de leurs plumes, désormais interdit, était le premier
danger autrefois ; mais c'est le drainage des zones humides et le
taux élevé de pesticides dans l'eau qui menacent actuellement
l'espèce.
Elle est présente principalement sur le continent américain
: ouest canadien, sud des Etats-Unis, Golfe du Mexique, Antilles et
Amérique centrale. Son habitat de prédilection est la
forêt de palétuviers et la mangrove, où elle pêche
en groupe en eau peu profonde des poissons, batraciens, mollusques
et insectes
en balayant latéralement l'eau de son bec
; elle habite aussi les zones de marais et de lagune.
Les spatules vivent en petits groupes composés de couples monogames
; chaque couple a une couvée de 2 à 5 ufs, dans
un nid grand et profond. Le mâle participe autant que sa femelle
à la couvade des ufs, et au nourrissage des petits par
régurgitation.
Le Tchitrec de Paradis du Japon (Japanese
paradise Flycatcher):
Son nom scientifique latin est Terpsiphone Atrocaudata pour le territoire
global, et une espèce particulière occupe les îles
Ryukyu : le Terpsiphone Atrocaudata Illex. Il est sur la liste rouge
des espèces menacées, établie par l'UICN depuis
2006 ; la cause première de danger est la perte de surface
pour nicher l'hiver, à cause de l'exploitation forestière.
Cet oiseau gracile fait partie de l'ordre des Passeriformes : les
passereaux migrateurs. Les espèces présentes au Japon
aiment nicher dans les arbres à feuilles persistantes de certaines
régions où ils se reproduisent : au sud de Honshu, à
Shikoku, à Kyushu et sur les îles Nansei Shota. Ils sont
aussi présents en Corée du sud, en Thaïlande et
aux Philippines. Ils migrent vers la Chine continentale et l'Indonésie,
mais sans s'y reproduire.
Les mâles ont le cou et la tête noirs à reflets
violacés, le dos et les ailes châtain foncé. Ils
se remarquent par leurs longues plumes noires qui forment sa queue,
et le halo bleuté qui cerne leur il. Les femelles sont
quasi-identiques, avec un plumage plus terne.
Dans la culture et le folklore nippons :
Cet oiseau est apprécié et son chant est rendu ainsi
" Tsuki-salut-hoshi, hoi-hoi-hoi ", ce qui signifie littéralement
" Lune-Soleil-Etoiles " ; c'est pourquoi cet oiseau porte
le nom poétique " Sanocho " (San= trois, Ko = feu,
Cho = oiseau) et que l'on peut traduire par " Oiseau des trois
lumières ".
Le Kétoupa de Blakiston (Blakiston
fish owl):
Son nom scientifique latin est Bubo Blakistoni. C'est l'un des plus
grands hiboux (60 à 75 cm de haut) ; il est présent
sur tout le nord-est du continent asiatique. On distingue 2 sous-espèces
: la race nominale (souche) est répandue à Hokkaido,
à Sakhaline (Sibérie) et sur l'archipel des Kouriles
; elle a été identifiée en 1883 à Hokkaido
par le naturaliste Thomas Blakiston, d'où son nom. L'autre
sous-espèce couvre une partie de la Sibérie, l'ouest
de la Mandchourie et le nord-est de la Chine.
Ces hiboux ont été déclarés très
menacés par l'UICN ; les causes sont la raréfaction
de leur nourriture principale, la réduction forestière
et le braconnage. En Sibérie, ils constituent une source potentielle
de nourriture pour les populations locales ; il existe cependant un
programme russe pour leur protection. On en dénombre plus que
100 à 150 au Japon. L'hiver, quand la glace recouvre les eaux,
ils se concentrent autour des trous faits par les pêcheurs et
sont des proies faciles pour les braconniers. En effet ces hiboux
ont un comportement qui les distingue de leurs autres congénères
: ils sont à terre assez souvent notamment le long des berges,
et leurs traces sont bien visibles. Ils se nourrissent principalement
de poissons, d'où leur nom anglais, et bien-sûr leur
habitat est toujours proche d'un cours d'eau ou d'un lac.
Ils aiment nicher dans les frênes et les peupliers, et comme
ils vivent assez près du sol, la présence de nids assez
bas est régulière ; la femelle pond en moyenne 2 ufs
par couvée.
Leur plumage est un camaïeu de tons gris et les plumes du cou
et de la tête sont brun-chamoisé. Leur chant est une
série de " bou-ouh- bou-vou-ouh " et " fou-forouh
". Les couples font des duos très élaborés.
Dans la culture et le folklore nippon :
Selon les croyances populaires et traditionnelles nippones, le Kétoupa
de Blakiston est un " Kamuy ", c'est-à-dire un être
divin, un " kotan koru Kamuy" un dieu qui protège
le village.
L'ethnie Aïnou d'Hokkaïdo le vénère particulièrement.
Dans cette île, un programme avec appel de fond a été
mis en place pour sauver cette espèce : préservation
de leur biotope et installation de nichoirs. Cela montre l'attachement
du peuple nippon pour ce grand oiseau, représenté sur
de beaux timbres.
L'artiste Koshyu Nishihara:
Il est né dans une famille d'artistes maki-e "Butsudan"
(spécialité de maki-e sur objets de culte bouddhique)
à Hiroshima, perpétrant tout au long de son parcours
professionnel les valeurs de l'art du maki-e traditionnel.
Pendant sa formation à "The Wajima Urushi Lacquer Institute
of Art", il s'est perfectionné dans les techniques de
laquage auprès du Maître Masato Ikawa et de l'artiste
Chokou Watabe.
Koshyu Nishihara collabore avec SAILOR depuis 2002; ses créations
originales et imaginatives sont régulièrement admirées
du public dans les expositions d'Art traditionnel de laque au Japon,
ainsi que dans d'autres expositions privées.