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Supreme MIKADO : "Aoi-No-Ue" - 8 exemplaires
Créés par le Maître Maki-e Hiroshi Ito
Chaque modèle est basé sur un chapître du célèbre Conte de Genji, écrit au début du XIème siècle au Japon.
"Aoi-No-Ue"basé sur le chapître 9 "Heartvine"
Plume or massif 21 carats King Eagle (3 lames)

 

Mikado Aoi : Le détail du Kocho Mikado ouvert

La marque Sailor a fêté dignement, en 2008, un évènement capital au Japon en créant plusieurs séries pour les 1000 ans du " Conte du Genji ". Cette superbe série " Mikado " de trois stylos-plume " King of Pen forme SUPREME " est limitée à 8 pièces par modèle, qui retrace chacun un épisode de ce roman-fleuve écrit en1008 !
Cette œuvre majeure est un véritable patrimoine culturel inscrit à l'UNESCO, et qui a grandement influencé l'esthétique, les arts nippons et la littérature jusqu'aux mangas actuels. C'est le plus ancien roman psychologique du monde, et la pérennité des sentiments humains qui y sont décrits le rend intemporel. Il raconte en 54 chapitres la vie entière, la mort et la descendance d'un beau prince séducteur, le Genji, fils de l'empereur, mais non héritier ; il décrit aussi de très nombreux personnages gravitant et intriguant autour de lui. L'auteure Murasaki Shikibu, femme de lettres à la Cour impériale, était aussi poétesse et a su merveilleusement bien rendre, dans la description de nombreuses scènes, toute la beauté de la nature et les sentiments inspirés par chaque saison.

Cette série a reçu en 2009 le prix " Pen World Reader's choice Award Winners ".

Stylo-plume Aoi no ue: " Coeur mauve (ou A Coeur ouvert) " ; chapitre 9.

Cet épisode concerne la rivalité entre la première épouse du Prince Genji, Dame Aoi, et la maîtresse de son mari, Dame Rokujo. Lors du Festival Kamo en avril, le cortège de procession était particulièrement étendu. Dame Aoi a fait saboter le carrosse de sa rivale, venue discrètement voir la procession, afin qu'elle ne puisse pas le suivre. Cet acte aura de lourdes conséquences, puisque Dame Rokujo, très humiliée, enverra contre Dame Aoi toute sa haine sous la forme d'un esprit malfaisant qui hantera celle-ci jusqu'à sa mort précoce.

Les carrosses constituent un élément incontournable et très présent dans le roman "Contes du Genji"; en effet, seuls quelques dignitaires et princes avaient le droit de déplacer à cheval, et seulement en certaines occasions. Le mode habituel de transport de tous les autres membres de la cour était le carrosse tiré par un boeuf, d'où un long attelage à l'avant, le tout commandé par un domestique. En ces temps lointains, les dames ne se montraient pas ouvertement aux hommes: elles étaient toujours dissimulées derrière des paravents et autres panneaux occultants. Les carrosses étaient donc équipés de panneaux. Lors des déplacements comme des manifestations, seuls les domestiques allaient à pied; le gros de la procession était constitué de ces "carrosses" dont la taille était à peine supérieure aux chaises à porteurs occidentales de la période classique.

L'artiste a choisi de mettre l'accent sur la procession des carrosses, traitée en or maki-e sur fond noir brillant " Roiro " (le plus beau noir obtenu en laquage), et qui est traversé de lignes " aogai " : des petits éclats de nacre blanche et bleu-vert (tirés de l'ormeau nippon, donnant la nacre aux plus belles nuances). Les détails des carrosses sont rendus par les différentes textures d'or offertes par les techniques " maki-e " : poudre d'or mat et uni " Fundame " travaillée à l'aiguille pour créer les contours des motifs (technique " Harigaki "), et reprise par un trait délicat de peinture " urushi " sombre ; inclusion de paillettes " Hirame " rendues très brillantes grâce au fastidieux polissage " Togidashi " ; elles font ressortir les panneaux occultant les fenêtres, qui sont entourées de tous petits rectangles de nacre bleu-vert " aogai kirikane " ; éléments découpés de feuille d'or " Kanagai " pour rehausser les structures en bois…Ce souci du détail se retrouve dans le traitement du décor végétal, en haut du capuchon, qui semble évoquer des branches de saule-pleureur : sur l'or rouge et mat, l'artiste a rendu les feuilles à la peinture or urushi " Kindei ". Quelques rares touches de peinture rouge " shu " urushi font ressortir le décor sur fond noir, dans la pure tradition " Kyo maki-e ".

 


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